E-RIHS

En mars 2015, 11 pays ont manifesté leur intérêt pour le montage d'une infrastructure sur les matériaux anciens au niveau européen : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Portugal, République tchèque et Royaume-Uni.

En 2016, l'ESFRI - European Strategy Forum on Research Infrastructures - et la France ont inscrit E-RIHS dans leur feuille de route des infrastructures 2016. Des moyens vont ainsi être mis à disposition, permettant de construire l'infrastructure au niveau européen. En parallèle, le développement des collaborations internationales sera pousuivi, E-RIHS ayant vocation à devenir une infrastructure d'intérêt global.

 

Une infrastructure d'excellence pour l'étude des matériaux du patrimoine

 

L'infrastructure E-RIHS poursuit les objectifs suivants :

Donner accès à des équipements et une expertise de pointe, en développant et en facilitant les accès à différentes plateformes

 

FIXLAB : accès à des équipements fixes permettant des analyses synchrotron, par faisceaux d'ion, lasers, etc.

MOLAB : accès à des équipements mobilesdestinés à étudier les matériaux in situ

ARCHLAB : accès au réseau d'archives scientifiques de musées et d'institutions culturelles

DIGILAB : accès à une infrastructure numérique pour le traitement des données quantitatives, mettant en œuvre une politique sur la (ré)-utilisation des données, sur le choix des formats de données, etc.

EXPERTLAB : panels d'experts pour l'initiation de projets d'étude de biens patrimoniaux intégrant une epertise pluridisciplinaire

Développer des méthodes prenant en compte les propriétés générales des matériaux anciens, au-delà de leur(s) inscription(s) thématique(s), de leur diversité et de leur hétérogénéité

 

Ces développements comportent plusieurs volets :

- créer de nouveaux outils ;
- réaliser des développements instrumentaux ;
- progresser sur le traitement des données, aussi bien quantitatives que qualitatives ;
- constituer des entrepôts interopérables permettant l'utilisation et la réutilisation des données.

Accroître les formations dans le domaine des sciences du patrimoine

 

Renforcer les collaborations internationales

 

Une infrastructure résolument interdisciplinaire

 

La diversité des disciplines impliquées constitue E-RIHS comme une infrastructure résolument interdisciplinaire :

Applications : archéologie, anthropologie, histoire et histoire de l'art, paléoanthropologie, paléontologie, conservation et restauration des objets culturels et d'histoire naturelle

Approches et méthodes : physique et chimie

Données : mathématiques et humanités numériques

Cette interdisciplinarité conduit souvent au regroupement d'utilisateurs en consortiums pluridisciplinaires (associant par exemple restauration, chimie, physique, histoire de l'art, muséographie).

 

Priorité aux projets longs

 

E-RIHS promeut des projets s'inscrivant dans une durée minimale de 3 ans. Avec ce temps d'appropriation, de recherche et de valorisation, cette durée permet une réelle progression de la connaissance sur les matériaux anciens. Elle permet également aux étudiants de s'approprier de manière transverse les enjeux des différentes disciplines convoquées. C'est en quelque sorte le "temps de l'interdisciplinarité".

 

La France dans E-RIHS

 

La France, de par ses investissements depui de nombreuses années, apporte des instruments de pointe, fixes ou mobiles (synchrotron, analyse par faisceaux d'ion, accélérateur pour la datation radiocarbone, plateforme laser, etc.) permettant la caractérisation des matériaux anciens. Elle contribue par ailleurs au développement des autres plateformes (traitement des donénes quantitatives ; mise à disposition d'archives ; expertises, évaluations et prospectives).

La participation française dans E-RIHS, coordonnée par IPANEMA et le C2RMF, se structure en deux cercles :

Les fournisseurs d'accès : ils offrent des accès à des instruments, es ressources, des services et à une recherche méthodologique directement associée à l'instrumentation, auprès des communautés scientifiques étudiant les collections patrimoniales.

Les utilisateurs : ils se servent des infrastructures et des expertises mise sà disposition, et interagissent avec les fournisseurs d'accès.

 

En mars 2017, le memorandum d'intention du projet E-RIHS France a été signé au C2RMF.

 

 

Coordination pour la France

Isabelle Pallot-Frossard, C2RMF, MCC, Paris : isabelle.pallot-frossard(a)culture.gouv.fr
Loïc Bertrand, IPANEMA, CNRS/MCC/UVSQ, Paris-Saclay : loic.bertrand(a)synchrotron-soleil.fr