Développement du couplage chromatographie sur couche mince- spectrométrie de masse (TLC / MALDI-TOF) pour l'analyse des matériaux archéologiques et biologiques

Ces dernières années, le potentiel de l’analyse directe de plaques de chromatographie sur couche mince (TLC) par MALDI-TOF MS (Matrix-Assisted Laser Desorption Ionisation Time-of-Flight Mass Spectrometry) a été testé avec succès sur différents composés tels que des protéines et peptides, des phospholipides, des pesticides, des médicaments. Ce couplage simple, sensible et spécifique, allie séparation et données massiques.

L’analyse des résidus organiques retrouvés en contexte archéologique se révèle être très complexe en raisons de la nature même des substances naturelles utilisées, de leur état de dégradation, de leur caractère précieux et irremplaçable. Les études réalisées jusqu’à présent se cantonnent à l’analyse des lipides de bas poids moléculaires par des techniques telle que la GC-MS. Notre objectif ici est de caractériser d’autres biomolécules telles que les protéines et de les utiliser comme marqueurs moléculaires. L’approche par TLC-MALDI-TOF MS apparaît donc spécialement indiquée pour simplifier les mélanges moléculaires tout en gardant sensibilité et spécificité et sera complémentaire des autres techniques utilisées dans ce contexte archéométrique.

Le couplage TLC-MALDI-TOF MS permet également la séparation et l’identification par spectrométrie de masse des différentes classes de lipides membranaires. Il s’agira ici de développer un nouveau protocole spécifique aux protéines lipidées.

 

Thèse : Margaux Fresnais (Université de Strasbourg)

Pilote C2RMF : Pascale Richardin

Partenaires extérieurs : Laboratoire de Spectrométrie de Masse des Interactions et des Systèmes (LSMIS) - UMR 7140 Chimie de la Matière Complexe (Emmanuelle Leize-Wagner, directrice de thèse), LSMIS (Armelle Charrié-Duheut), des archéologues (PAIR, Sélestat ; UMR 7299, Aix-en-Provence) ainsi que des biologistes étudiant les mécanismes biologiques (F. Thorsten, Freiburg).
Ces travaux seront réalisés en partenariat avec la société Bruker-Daltonique (Wissembourg) pour l’accès aux spectromètres de masse de dernière génération et pour la modification des instruments et de leurs logiciels.