Publications

Le Centre de recherche et de restauration des musées de France diffuse les résultats des études et analyses à travers des actes de colloque et des publications scientifiques.

 

Actes de colloques

L'Europe du vase antique 2014
Collectionner, étudier, restaurer : trop souvent dissociées dans les travaux consacrés au devenir moderne de l’antique, ces trois pratiques étroitement liées au cours du temps n’ont cessé de s’influencer et de se féconder, dans le cadre de réseaux européens particulièrement actifs autour de l’objet de fascination et de passion qu’a représenté le vase peint – qu’il soit d’origine grecque ou étrusque – durant les XVIIIe et XIXe siècles.
L’intérêt porté ces dernières années, un peu partout en Europe, à l’histoire patrimoniale et culturelle dont le vase antique est l’un des grands acteurs a été à la source, à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), d’un programme de recherches clôturé par un colloque international les 31 mai et 1er juin 2011. Celui-ci a réuni vingt-cinq participants, spécialistes de la céramologie antique, de l’histoire de l’art moderne, de l’étude scientifique des matériaux du patrimoine ainsi que de l’histoire de la restauration ; leurs approches croisées sont réunies ici.
Parmi les thèmes abordés figurent l’étude de personnalités marquantes qui ont animé les réseaux du collectionnisme et de la restauration en Europe, aux XVIIIe et XIXe siècles, les différents contextes de la formation des collections – et notamment de celles formées en Italie et parvenues en Europe centrale et en Russie –, la diversité des approches matérielles et leur rôle dans l’histoire de la « fabrique » moderne des objets. Le volume s’achève sur une discussion interdisciplinaire consacrée au cratère de Lasimos (musée du Louvre), un vase emblématique de la plupart des questions posées par ce nouveau champ de recherches : cette étude de cas illustre tout l’intérêt d’une méthodologie fondée sur une approche globale de l’objet.
Brigitte Bourgeois, Martine Denoyelle dir., L’Europe du vase antique. Collectionneurs, savants, restaurateurs aux XVIIIe et XIXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2014
Leonardo da Vinci's technical practice 2014
L'oeuvre de Léonard de Vinci est universellement reconnu et suscite enthousiasme, étonnement, commentaires lyriques et enflammés. Une autre façon de l'apprécier est de l'aborder au plus près de sa matérialité
(matériaux employés, manières de les préparer, de les associer, de les adapter les uns aux autres) afin d'approcher l'intention avec sérieux, de retrouver les savoir-faire, de comprendre les inventions, mais aussi d'étudier le vieillissement pour mieux conserver et transmettre. Tel est le but du projet CHARISMA qui vise à mettre en commun les compétences et les connaissances des principales institutions européennes en charge de l'étude, de l'examen, de la conservation et de la restauration des oeuvres patrimoniales.


Ce volume est le fruit des contributions d’historiens, de chimistes et de restaurateurs réunis, début 2012, lors d’un colloque international organisé par CHARISMA à la National Gallery de Londres, suite à la restauration de la version anglaise de la Vierge aux Rochers, et à l’occasion de l’exposition «Léonard de Vinci : peintre à la Cour de Milan». Le colloque fut dédié à l’étude de la technique artistique de Léonard dans ses ateliers. La transversalité des différents regards sur l’oeuvre de l’artiste emblématique de la Renaissance italienne met en lumière la nécessaire complémentarité des points de vue pour construire une histoire de l’art plus complète. Les articles illustrent l’influence que Léonard exerça sur ses élèves, sur ses compagnons d’atelier, mais aussi sur ses contemporains.

Michel Menu ed., Leonardo da Vinci's technical practice. Paintings, drawings and influence, Hermann, 2014

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Journées d'études du département Restauration

Le Centre de recherche et de restauration des musées de France souhaite contribuer à enrichir la réflexion sur la conservation-restauration à travers l'organisation et la publication de journées d'étude thématiques et régionales.

Un premier cycle "La restauration : connaissance et reconnaissance de l’œuvre d'art" avait été initié dès 2009. Les actes de la 5ème journée d'études de ce cycle sont consultables ci-dessous.

Paris 2013
Les actes de la Journée d'études, "Conserver et restaurer l'art contemporain : modifications des pratiques et recherches de légitimité", organisée par le C2RMF en partenariat avec l'université Paris Ouest Nanterre-La Défense le 4 octobre 2013 à l'INHA  sont disponibles en format pdf et en format flipbook.
La présente publication est le fruit d’un partenariat établi depuis 2009 entre le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et l’université de Paris Ouest Nanterre-La Défense. Son ambition était de favoriser le dialogue entre historiens de l’art, restaurateurs et scientifiques du patrimoine afin d’enrichir la lecture de l’oeuvre d’art et sa réception critique en mettant en évidence les interactions entre histoire matérielle et histoire du goût.
L’ouvrage publié chez Armand Colin en 2012, La Restauration des peintures et des sculptures. Connaissance et reconnaissance de l’oeuvre, a fait la synthèse de trois journées d’études organisées en 2009 et 2010, avec l’apport de l’Institut royal du patrimoine artistique (IRPA, Bruxelles), et témoigné largement de la pertinence de ce projet.
Une quatrième journée a eu lieu dans le prolongement des précédentes, à l’université libre de Bruxelles, en 2012, dont les actes ont été publiés l’année suivante par la revue en ligne CeROArt, sous le titre Le faux, l’authentique et le restaurateur.
La journée d’étude Art contemporain, modification des pratiques et recherches de légitimité qui s’est tenue à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à Paris en octobre 2013 et dont sont issues les contributions ici proposées au lecteur, s’inscrit dans la même lignée. La matinée et l’après-midi se sont conclues par des tables rondes dont l’essentiel est restitué dans les conclusions.

Le Centre de recherche et de restauration des musées de France organise également en région un cycle de journées d'étude sur la conservation-restauration des œuvres d'art et souhaite faire de ces journées un rendez-vous biennal permettant de réunir les acteurs patrimoniaux afin d’offrir les conditions d’un débat ouvert et nourri sur les grandes thématiques en matière de conservation-restauration qui les rassemblent. Si restaurer consiste à agir sur la matérialité de l’œuvre, cette intervention, certes cruciale, n’est qu’une étape de la chaîne opératoire de conservation-restauration.

Pour le détail de ces journées et la lecture des actes qui les accompagnent, voir ci-dessous.

Nancy 2016

Cliquer pour accéder aux actes des Journées d'études de Nancy en format flipbook et en format pdf.

Travail de la main et de l’esprit, la restauration est en effet un processus global qui, loin de se résumer au seul geste technique, induit un travail préalable qui peut prendre différentes formes : du constat d’état aux analyses scientifiques, en passant par la mise en place d’études préalables proprement dites, jusqu’à la rédaction du cahier des charges de la restauration les préalables sont nombreux et indispensables pour connaître et comprendre la matérialité de l’œuvre afin d’élaborer le projet de restauration.

Quelles sont les différentes facettes de ces préalables à la restauration ? Quels en sont les acteurs ? Pourquoi ce temps d’observation, de réflexion et d’échanges autour des œuvres est-il si important ? Les journées d’étude organisées par le Centre de recherche et de restauration des musées de France au musée des Beaux-arts de Nancy les 13 et 14 octobre 2016 ont eu pour double ambition d’apporter des réponses à ces questions en sensibilisant les professionnels de la conservation-restauration à l’intérêt de ce travail préparatoire.

Le programme de ces deux jours a été pensé pour donner des clefs sur les ressources utiles à la mise en œuvre de ces préalables : apports de l’imagerie et des analyses scientifiques pour la compréhension et la conservation des œuvres d’art ou encore exposé du Vade mecum pour la rédaction du cahier des charges d’une opération de conservation-restauration.
Ces journées se sont attaché également à exposer des cas concrets d’études préalables à la restauration, choisis en particulier dans la région Grand Est, comme celui de la toile peinte représentant des scènes de la Passion du Christ récemment acquise par le musée de la Cour d’Or de Metz ou celui du Retable d’Issenheim du musée Unterlinden de Colmar. Elles ont été encore l’occasion de présenter des projets de conservation-restauration plus atypiques ou transversaux comme la question de la conservation des néons ou la réserve visitable des dessins d’architecture médiévaux du musée de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg.
Pour conclure, une table ronde animée par différents acteurs du patrimoine, du monde des musées comme des monuments historiques a permis d'élargir le débat et de mettre en perspective les apports de ces premières journées de rencontre inter-professionnelles.

Erratum : une erreur s'est glissée en page 26 : le bon copyright de la figure 5 est le suivant : © C2RMF / Pascale Richardin (graphique) et Dominique Bagault (images).
Nantes 2018
Accueillies par le musée d’arts de Nantes les 15 et 16 novembre 2018, les deuxièmes journées bénéficient du label « Année européenne du patrimoine culturel 2018 », ainsi que du soutien de la DRAC des Pays de la Loire (Ministère de la Culture), de la Ville de Nantes et de la métropole nantaise et de la collaboration de l’Association Générale des Conservateurs des Collections publiques de France et de sa section régionale.

Le thème de ces journées est dédié aux « mémoires de la restauration » : l'étude de l’histoire des œuvres, l’histoire matérielle, les usages, la compréhension des restaurations antérieures, ont été retenus comme sujets principaux pour ces rencontres. Les retours d’expérience évoqués s’attachent à montrer dans quelle mesure ces informations contribuent à une meilleure appréhension des restaurations à venir.

Les œuvres faisant l'objet des communications au cours de ces journées sont majoritairement conservées dans les musées ou collections publiques des régions de l’Ouest de la France, de l'archéologie à l'art contemporain.

 

 

 

 

Publications scientifiques

Émaux sur métal du IXe au XIXe siècle 2015

Art du feu et de la couleur, la technique de l’émail sur métal a permis la réalisation de magnifiques objets, religieux ou profane. Elle a fait en Occident l’objet d’innovations constantes, les fastes de Byzance ou de Limoges.

Une histoire prestigieuse

Ce livre retrace la prestigieuse histoire des émaux sur métal depuis l’an mil jusqu’au XIXe siècle. On découvre d’abord, autour de l’an mil, les émaux cloisonnés et certains emboutis. Le Moyen Âge, depuis la fin du XIe jusqu’au début du XVe siècle, voit l’essor des magnifiques émaux pseudochamplevés, champlevés, cloisonnés, dits de plique, de basse-taille et en ronde bosse. La Renaissance constitue ensuite un âge d’or des émaux peints de Limoges qui se poursuit jusqu’au tout début du XVIIe siècle. Enfin, le XIXe siècle marque une renaissance de l’art de l’émail peint en particulier, avec d’exceptionnel les créations, qui rivalisent en virtuosité avec celles des époques antérieures. Ce riche panorama concerne principalement la France, mais aussi la Lotharingie et l’Espagne. Les émaux byzantins des Xe et XVIIe siècles sont également représentés.

Les secrets techniques des émailleurs

Associant l’histoire de l’art et la science de la matière, ce livre est d’un genre nouveau. Le premier à être consacré à l’étude scientifique en laboratoire d’émaux sur métal, il présente la synthèse la plus complète et détaillée des travaux du C2RMF dans ce domaine. Beaucoup de résultats y sont publiés pour la première fois.

L’ouvrage est construit en deux grandes parties :
– la première est consacrée à l’histoire des émaux sur métal d’Occident depuis l’origine jusqu’au XIXe siècle ;
– la seconde présente les résultats scientifiques acquis au laboratoire.

Les récentes expositions sur les émaux montrent un intérêt toujours croissant du grand public pour ces objets précieux et d’une grande beauté.
Avec les 500 images et documents qui l’accompagnent, ce livre invite le lecteur à découvrir dans leur contexte historique ces émaux, souvent méconnus. Les résultats scientifiques du C2RMF offrent en outre une synthèse de toutes les techniques connues en Occident.

Sous la direction scientifique d'Isabelle Biron, responsable des études sur le verre au C2RMF,

Avec la collaboration de

Béatrice Beillard, restauratrice des musées de France spécialiste des émaux ;
Michèle Bimbenet-Privat, conservateur général au département des Objets d'art du musée du Louvre ;
Thierry Crépin-Leblond, conservateur en chef du patrimoine, directeur du Musée national de la Renaissance Château d'Écouen ;
Jannic Durand, conservateur général du patrimoine, directeur du département des Objets d'art au musée du Louvre ;
Véronique Notin, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée des Beaux-Arts de Limoges ;
Élisabeth Taburet-Delahaye, conservateur général du patrimoine, directrice du musée national du Moyen Âge et des thermes de Cluny ;
Anne Dion-Tenenbaum, conservateur en chef du patrimoine au département des Objets d'art du musée du Louvre.

Ouvrage publié aux éditions Faton avec le concours du Centre de recherche et de restauration des musées de France