Journées d'étude du département Restauration

Le Centre de recherche et de restauration des musées de France souhaite contribuer à enrichir la réflexion sur la conservation-restauration à travers l'organisation et la publication de journées d'étude thématiques et régionales.

Un premier cycle "La restauration : connaissance et reconnaissance de l’œuvre d'art" avait été initié dès 2009. Les actes de la 5ème journée d'études de ce cycle sont consultables ci-dessous.

Paris 2013
Les actes de la Journée d'études, "Conserver et restaurer l'art contemporain : modifications des pratiques et recherches de légitimité", organisée par le C2RMF en partenariat avec l'université Paris Ouest Nanterre-La Défense le 4 octobre 2013 à l'INHA  sont disponibles en format pdf et en format flipbook.
La présente publication est le fruit d’un partenariat établi depuis 2009 entre le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et l’université de Paris Ouest Nanterre-La Défense. Son ambition était de favoriser le dialogue entre historiens de l’art, restaurateurs et scientifiques du patrimoine afin d’enrichir la lecture de l’oeuvre d’art et sa réception critique en mettant en évidence les interactions entre histoire matérielle et histoire du goût.
L’ouvrage publié chez Armand Colin en 2012, La Restauration des peintures et des sculptures. Connaissance et reconnaissance de l’oeuvre, a fait la synthèse de trois journées d’études organisées en 2009 et 2010, avec l’apport de l’Institut royal du patrimoine artistique (IRPA, Bruxelles), et témoigné largement de la pertinence de ce projet.
Une quatrième journée a eu lieu dans le prolongement des précédentes, à l’université libre de Bruxelles, en 2012, dont les actes ont été publiés l’année suivante par la revue en ligne CeROArt, sous le titre Le faux, l’authentique et le restaurateur.
La journée d’étude Art contemporain, modification des pratiques et recherches de légitimité qui s’est tenue à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à Paris en octobre 2013 et dont sont issues les contributions ici proposées au lecteur, s’inscrit dans la même lignée. La matinée et l’après-midi se sont conclues par des tables rondes dont l’essentiel est restitué dans les conclusions.

Le Centre de recherche et de restauration des musées de France organise également en région un cycle de journées d'étude sur la conservation-restauration des œuvres d'art et souhaite faire de ces journées un rendez-vous biennal permettant de réunir les acteurs patrimoniaux afin d’offrir les conditions d’un débat ouvert et nourri sur les grandes thématiques en matière de conservation-restauration qui les rassemblent. Si restaurer consiste à agir sur la matérialité de l’œuvre, cette intervention, certes cruciale, n’est qu’une étape de la chaîne opératoire de conservation-restauration.

Pour le détail de ces journées et la lecture des actes qui les accompagnent, voir ci-dessous.

Nancy 2016

 

Cliquer pour accéder aux actes des Journées d'études de Nancy en format flipbook et en format pdf.

Travail de la main et de l’esprit, la restauration est en effet un processus global qui, loin de se résumer au seul geste technique, induit un travail préalable qui peut prendre différentes formes : du constat d’état aux analyses scientifiques, en passant par la mise en place d’études préalables proprement dites, jusqu’à la rédaction du cahier des charges de la restauration, les préalables sont nombreux et indispensables pour connaître et comprendre la matérialité de l’œuvre afin d’élaborer le projet de restauration.

Quelles sont les différentes facettes de ces préalables à la restauration ? Quels en sont les acteurs ? Pourquoi ce temps d’observation, de réflexion et d’échanges autour des œuvres est-il si important ? Les journées d’étude organisées par le Centre de recherche et de restauration des musées de France au musée des Beaux-arts de Nancy les 13 et 14 octobre 2016 ont eu pour double ambition d’apporter des réponses à ces questions en sensibilisant les professionnels de la conservation-restauration à l’intérêt de ce travail préparatoire.

Le programme de ces deux jours a été pensé pour donner des clefs sur les ressources utiles à la mise en œuvre de ces préalables : apports de l’imagerie et des analyses scientifiques pour la compréhension et la conservation des œuvres d’art ou encore exposé du Vade mecum pour la rédaction du cahier des charges d’une opération de conservation-restauration.
Ces journées se sont attaché également à exposer des cas concrets d’études préalables à la restauration, choisis en particulier dans la région Grand Est, comme celui de la toile peinte représentant des scènes de la Passion du Christ récemment acquise par le musée de la Cour d’Or de Metz ou celui du Retable d’Issenheim du musée Unterlinden de Colmar. Elles ont été encore l’occasion de présenter des projets de conservation-restauration plus atypiques ou transversaux comme la question de la conservation des néons ou la réserve visitable des dessins d’architecture médiévaux du musée de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg.
Pour conclure, une table ronde animée par différents acteurs du patrimoine, du monde des musées comme des monuments historiques a permis d'élargir le débat et de mettre en perspective les apports de ces premières journées de rencontre inter-professionnelles.

Erratum : une erreur s'est glissée en page 26 : le bon copyright de la figure 5 est le suivant : © C2RMF / Pascale Richardin (graphique) et Dominique Bagault (images).

Nantes 2018

 

Accueillies par le musée d’arts de Nantes les 15 et 16 novembre 2018, les deuxièmes journées bénéficient du label « Année européenne du patrimoine culturel 2018 », ainsi que du soutien de la DRAC des Pays de la Loire (Ministère de la Culture), de la Ville de Nantes et de la métropole nantaise et de la collaboration de l’Association Générale des Conservateurs des Collections publiques de France et de sa section régionale.

Le thème de ces journées est dédié aux « mémoires de la restauration » : l'étude de l’histoire des œuvres, l’histoire matérielle, les usages, la compréhension des restaurations antérieures, ont été retenus comme sujets principaux pour ces rencontres. Les retours d’expérience évoqués s’attachent à montrer dans quelle mesure ces informations contribuent à une meilleure appréhension des restaurations à venir.

Les œuvres faisant l'objet des communications au cours de ces journées sont majoritairement conservées dans les musées ou collections publiques des régions de l’Ouest de la France, de l'archéologie à l'art contemporain.