De 1946 à 1968

Dès 1946, l’institut national d’optique de Paris représenté par son président le duc de Gramont et le laboratoire de physique des rayons dirigé par le duc de Broglie apportent leur soutien et leur concours à la reprise des activités.
En 1949, le laboratoire, sur les conseils de René Huyghe, conservateur en chef du département des peintures, encourage - pour susciter l’intérêt des pouvoirs publics en matière de financement - une politique d’expositions visant à démontrer le rôle des techniques scientifiques dans la compréhension et la conservation de l’œuvre d’art. La première, consacrée à L’œuvre d’art et les méthodes scientifiques présente 15 chefs-d’œuvre du musée du Louvre (Portrait de Titus de Rembrandt, Saint Jean-Baptiste de Vinci ou les Roulottes de Van Gogh…) accompagnés de panneaux pédagogiques illustrés de documents scientifiques. Une démonstration de l’utilisation des rayons X et de l’ultraviolet a lieu en public. Accueillie au Danemark, cette présentation remporte un vif succès.

En 1950 le poste de chef de service du Laboratoire est créé. Magdeleine Hours, attachée de recherches au CNRS, en prend la direction jusqu’en 1982. Un crédit, sur le budget des musées nationaux lui est attribué.

A l’occasion de la commémoration de la naissance de Léonard de Vinci en 1952 et à l’initiative de Germain Bazin, conservateur en chef du département des peintures, le laboratoire étudie les œuvres de cet artiste  en collaboration avec les laboratoires étrangers. Les résultats sont exposés au public dans la Grande galerie du Louvre et l’exposition scientifique circule à l’étranger.


Le laboratoire étend ses activités en aménageant des installations pour analyser les métaux, la céramique, le bois et la pierre; il met ses moyens à disposition de tous les départements du musée du Louvre en réalisant des analyses qualitatives et quantitatives. La collaboration établie avec le laboratoire de chimie macromoléculaire du CNRS permet des recherches sur les pigments anciens.
Dès lors, le nombre des études tant pour la peinture que les objets est en augmentation constante. Le laboratoire diffuse à destination des historiens d’art et conservateurs ses méthodes d’investigation et certains de ses résultats, grâce au Bulletin annuel dont le premier numéro paraît en 1956.
Au service du musée du Louvre, des musées nationaux et ceux de province, le laboratoire voit ses moyens en équipement s’accroître dans le cadre du Vème plan.