Les origines

Sous le Directoire, en réponse aux critiques récurrentes touchant la restauration des collections du musée, l'adminstration collégiale du Louvre va se voir adjoindre les services d'un célèbre marchand-expert, Jean-Baptiste Pierre Le Brun. Nommé à la fonction de "commissaire-expert", tout en gardant son indépendance professionnelle, Le Brun doit conseiller l'administration en matière d'acquisition d'oeuvres, mais aussi de restauration. Au-delà de la personne de Le Brun, ce recours à une personnalité issue de la société civile, unanimement admirée pour ses compétences dans un domaine encore assez neuf, va se poursuivre jusqu'à la fin de la monarchie de Juillet. En effet, disposant de connaissances alors peu répandues en matière de conservation et de restauration, les différents experts nommés à ce poste ont joué un rôle non négligeable dans l'organisation des restaurations du Louvre. Surtout, ils ont contribué à l'émergence d'une certaine déontologie, faite de réflexion collégiale et de prudence, qui est à l'origine de nombreux principes modernes en la matière.