Céramiques de Saint-Porchaire
Mise en évidence de critères d’authentification Publié le 27/12/2023
Il reste à l’heure actuelle moins de 60 pièces dans le monde de cette extraordinaire production de céramiques Renaissance dites de Saint-Porchaire. Caractérisées par un décor d’incrustations fines d’entrelacs d’argiles colorées par des oxydes de fer, ces œuvres ont longtemps été attribuées à des céramistes parisiens gravitant autour de la cour ou au plus célèbre d’entre eux, Bernard Palissy.
Les recherches menées pendant la thèse d’Alexandra Dumazet sur la caractérisation des matériaux et la confrontation avec des productions retrouvées dans l’atelier de Palissy confirment qu’il n’en est rien. Il s’agirait plutôt de réalisations d’artistes de la région Saintongeaise; en effet, l’argile utilisée, un matériau blanc, riche en kaolinite, présente des particularités minéralogiques que l’on a retrouvées dans des gisements proches de Saint-Porchaire.
Grâce à des recréations en laboratoire, on a montré que le comportement thermique de cette argile conférait aux céramiques des propriétés thermomécaniques exceptionnelles pour des productions du XVIe siècle. Ces résultats, ainsi que ceux obtenus sur les glaçures, permettent de mettre en évidence des critères d’authentification ayant d’ores et déjà permis de trouver quelques copies tardives ou quelques œuvres « reprises » au sein des collections françaises.
département Recherche :
groupe Objets
- Anne Bouquillon
Responsable de l'oeuvre :
- Musée du Louvre, département des Objets d'art