L’ensemble des dames en bleu est considéré, dès leur découverte vers 1874 et leur diffusion sur le marché de l’art, comme un groupe de figurines absolument exceptionnel du fait de leur taille, de leur qualité sculpturale, de l’abondance de dorure et de leur regroupement au sein d’une même tombe. Ces cinq statuettes ont été dispersées au moment de leur vente à Paris, Berlin, Saint-Pétersbourg et deux en collection privée. Le retour en maison de vente de l’une de ces dernières fut l’occasion pour le musée du Louvre de réunir deux de ces Dames. Si le rapprochement stylistique est évident, et l’origine antique certifiée par thermoluminescence, il était essentiel de mettre en exergue l’unité de ces figurines dans le cadre de l’acquisition.

L’étude matérielle de la polychromie a démontré la totale similitude des matériaux et des procédés de mises en œuvre, qui en comparaison de la base de données, réalisée dans le cadre du projet PILINA, riche de plus de 150 œuvres, illustre des signatures techniques permettant l’attribution à un même atelier de production.

Ce chef d'œuvre des collections du musée du Louvre a été présenté au cours de l'œuvre en scène : Le voyage de "Tanagras" : sur les pas des "Dames en bleu", le 21 janvier 2026 où il a été examiné, au plus près pendant une heure, à l'aide de moyens audiovisuels avancés.

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