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Depuis 2008, en vue de la publication d’un catalogue raisonné de la collection du mobilier Boulle du musée du Louvre, un vaste programme de recherche interdisciplinaire a été mis en œuvre. En plus d’affiner la connaissance technique et historique de ce corpus, il s’agissait de mettre au point de nouveaux protocoles de restauration. Plusieurs meubles et lustres « Boulle » ont été restaurés de manière fondamentale par l’équipe de restaurateurs de la filière Arts décoratifs du département Restauration. Ils sont exposés dans les nouvelles salles. Ces objets de grande valeur ont été largement restaurés, réparés, voire remaniés au cours des décennies. Les compétences de restaurateurs de différentes spécialités sont indispensables pour intervenir sur ces œuvres constituées de matériaux divers (bois de différentes essences, laiton, étain, bronze doré, écaille de tortue et corne).

Les principales problématiques de conservation rencontrées sur le mobilier Boulle ont induit les trois axes majeurs du programme de recherche mené sur plusieurs années. Les marqueteries Boulle sont sujettes aux soulèvements, l’adhérence du laiton sur le bois posant particulièrement problème : des recherches entreprises sur les colles ont permis de proposer nouveaux produits et méthodes d’application. Par ailleurs, les parties métalliques des marqueteries, en laiton et étain, sont le plus souvent ternies et corrodées : afin de ne pas utiliser les traditionnelles méthodes de nettoyage trop abrasives, un nouveau protocole à base de colle de nerf a été développé, permettant de désoxyder le métal sans endommager les gravures préservées. Enfin, une attention particulière a été portée à la question des protections de surface, vernis et cires servant à protéger les matériaux tout en révélant les contrastes esthétiques.
L’armoire OA 5441, le régulateur OA 6746 et le lustre OA 10513 sont trois des œuvres majeures concernées par ces recherches appliquées à la restauration.

ARMOIRE BOULLE

v. 1710

Cette armoire provient du Grand Cabinet de Thierry de Ville d'Avray, intendant général des meubles de la Couronne. Les deux vantaux principaux sont recouverts de marqueterie Boulle et de bronzes dorés. En revanche, le piétement disparu a été remplacé par une plinthe plaquée d’ébène et de laiton, qui porte l’estampille de l'ébéniste Jean-Henri Riesener : la mise au jour de cette marque renforce la connaissance historique et technique de l’œuvre, retravaillée dès la fin du XVIIIe siècle.

RÉGULATEUR BOULLE


v. 1720

Cette horloge a été exécutée pour le comte de Toulouse, fils naturel de Louis XIV et de la marquise de Montespan. Le terme de régulateur était utilisé à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle pour désigner une horloge destinée à donner une heure de référence, permettant de régler d'autres montres ou pendules.

LUSTRE AUX DAUPHINS


v. 1700-1710

La restauration de plusieurs lustres et bras de lumière dits « Boulle » a fourni l’occasion d’étudier cette production de manière détaillée et d’en approfondir la connaissance technique. Les procédés de fabrication ainsi que les systèmes de fixation et d'assemblage ont été minutieusement référencés. La restauration de la surface encrassée a été effectuée au générateur de vapeur, tandis que toutes les parties internes ont été stabilisées et protégées.
- See more at: http://www.c2rmf.fr/node/453/draft#sthash.CpqNFMXW.dpuf

LUSTRE AUX DAUPHINS

v. 1700-1710

La restauration de plusieurs lustres et bras de lumière dits « Boulle » a fourni l’occasion d’étudier cette production de manière détaillée et d’en approfondir la connaissance technique. Les procédés de fabrication ainsi que les systèmes de fixation et d'assemblage ont été minutieusement référencés. La restauration de la surface encrassée a été effectuée au générateur de vapeur, tandis que toutes les parties internes ont été stabilisées et protégées.
 

Les objets

Mobilier

Mobilier XVIII ème Armoire Boulle

ARMOIRE BOULLE OA 5441 v. 1710

ARMOIRE BOULLE v. 1710 Cette armoire provient du Grand Cabinet de Thierry de Ville d'Avray, intendant général des meubles de la Couronne. Les deux vantaux principaux sont recouverts de marqueterie Boulle et de bronzes dorés. En revanche, le piétement disparu a été remplacé par une plinthe plaquée d’ébène et de laiton, qui porte l’estampille de l'ébéniste Jean-Henri Riesener : la mise au jour de cette marque renforce la connaissance historique et technique de l’œuvre, retravaillée dès la fin du XVIIIe siècle.- See more at: http://www.c2rmf.fr/collection/mobilier-xviiie-une-restauration-de-grande-ampleur-pour-les-nouvelles-salles-du-louvre#sthash.z3tPzPrO.dpufCette armoire provient du Grand Cabinet de Thierry de Ville d'Avray, intendant général des meubles de la Couronne. Les deux vantaux principaux sont recouverts de marqueterie Boulle et de bronzes dorés. En revanche, le piétement disparu a été remplacé par une plinthe plaquée d’ébène et de laiton, qui porte l’estampille de l'ébéniste Jean-Henri Riesener : la mise au jour de cette marque renforce la connaissance historique et technique de l’œuvre, retravaillée dès la fin du XVIIIe siècle. 1/ avant intervention2/ le fronton avant intervention : les plaques de laiton (derrière la coquille) et les bronzes dorés sont ternesle fronton avant intervention : les plaques de laiton (derrière la coquille) et les bronzes dorés sont ternes - See more at: http://www.c2rmf.fr/node/453/draft#sthash.Ov0hZ2EX.dpuf3/ le fronton, pendant l'intervention : les bronzes dorés ont été déposés (l'on distingue les traces des clous qui les fixent au support en bois), la plaque de laiton de la partie gauche aété retirée et laisse voir les rayures sur le bois qui facilitent l'adhésion du liant entre la plaque et le bois.4/ Étapes de désoxydation des laitons réalisée au moyen d’un peeling à la colle de nerf.5/ Le fronton, après intervention : les bronzes dorés et les plaques de laiton ont été refixées : l'ensemble des parties métalliques rapportées a retrouvé son éclat.6/ Image numérique : la fluorescence de la corne diffère selon la présence du pigment bleu dessous. Face, en cours d'intervention.7/ Le pigment bleu n'est pas présent sous toute la surface de la corne, ce qui témoigne d'une intervention anterieure. Face, en cours d'intervention.8/ Estampille de l’ébéniste Jean-Henri Riesener, intervenu sur le socle à la fin du XVIIIe siècle.Etapes de désoxydation des laitons réalisée au moyen d’un peeling à la colle de nerf - See more at: http://www.c2rmf.fr/node/453/draft#sthash.Ov0hZ2EX.dpuf

Mobilier XVIII ème Armoire Boulle

Mobilier

Mobilier XVIII ème Régulateur Boulle

RÉGULATEUR BOULLE (OA 6746) v. 1720

 RÉGULATEUR BOULLE  v. 1720 Cette horloge a été exécutée pour le comte de Toulouse, fils naturel de Louis XIV et de la marquise de Montespan. Le terme de régulateur était utilisé à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle pour désigner une horloge destinée à donner une heure de référence, permettant de régler d'autres montres ou pendules.- See more at: http://www.c2rmf.fr/node/453/draft#sthash.CpqNFMXW.dpufCette horloge a été exécutée pour le comte de Toulouse, fils naturel de Louis XIV et de la marquise de Montespan. Le terme de régulateur était utilisé à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle pour désigner une horloge destinée à donner une heure de référence, permettant de régler d'autres montres ou pendules. 1/ Face après interventionFaçe après intervention2/ Caisse de pendule : face après démontage des bronzes3/ Caisse basse : face, panneau marqueté gauche, partie supérieure, en cours de nettoyage.4/ revers de la figure en bronze doré du Temps. Le vernis-épargne visible sur le revers indique que le bronze a été redoré à l’électrolyse.5/ Le cartel, coté gauche après intervention.6/ Le cartel, face après intervention.Le cartel, façe après intervention.

Media Name: Face après intervention
© C2RMF / Thomas Clot
Mobilier XVIII ème Régulateur Boulle

Mobilier

Mobilier XVIII ème Lustre aux Dauphins

LUSTRE AUX DAUPHINS OA 10513 v. 1700-1710

  LUSTRE AUX DAUPHINS     v. 1700-1710   La restauration de plusieurs lustres et bras de lumière dits « Boulle » a fourni l’occasion d’étudier cette production de manière détaillée et d’en approfondir la connaissance technique. Les procédés de fabrication ainsi que les systèmes de fixation et d'assemblage ont été minutieusement référencés. La restauration de la surface encrassée a été effectuée au générateur de vapeur, tandis que toutes les parties internes ont été stabilisées et protégées. - See more at: http://www.c2rmf.fr/node/453/draft#sthash.CpqNFMXW.dpuf La restauration de plusieurs lustres et bras de lumière dits « Boulle » a fourni l’occasion d’étudier cette production de manière détaillée et d’en approfondir la connaissance technique. Les procédés de fabrication ainsi que les systèmes de fixation et d'assemblage ont été minutieusement référencés. La restauration de la surface encrassée a été effectuée au générateur de vapeur, tandis que toutes les parties internes ont été stabilisées et protégées.   1/ Lustre, après intervention. 2/ Une branche avant intervention, encrassée et présentant des dépôts gras. 3/ Une branche après intervention, la surface a été nettoyée au générateur de vapeur. 4/ Chaque élément est marqué par des repères d’assemblage sous forme de points ou de traits, réalisés à la lime, au ciselet...

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© C2RMF / Thomas Clot
Mobilier XVIII ème Lustre aux Dauphins