Triptyque de Moulins, après restauration © C2RMF - Thomas Clot

L'éclat retrouvé, le triptyque de Moulins, chef-d'œuvre de la Renaissance

Du 12 septembre 2026 au 3 janvier 2027

09:00 - 18:00

Type(s) de public Tout public

Exposition candidate au label d’exposition d’intérêt national, organisée par le Centre des monuments nationaux et la Ville de Bourg-en-Bresse, en coproduction avec le département de l’Allier (musée Anne de Beaujeu à Moulins)

En collaboration avec la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes (conservation régionale des monuments historiques), le Centre de recherches et de restauration des musées de France (C2RMF) et le musée du Louvre pour la présentation du triptyque de Moulins et de sa restauration.


Le monastère royal de Brou accueillera une exposition exceptionnelle consacrée au triptyque de Moulins, chef-d'œuvre de Jean Hey achevé en 1502. Après une présentation au musée du Louvre, le Triptyque de la Vierge en gloire de Jean Hey fait étape au monastère royal de Brou. Venir à Brou pour voir le triptyque, c'est aussi redécouvrir le monastère sous un jour nouveau.

Cette étape prend tout son sens par les liens étroits unissant la fondatrice de Brou Marguerite d'Autriche à la famille de Bourbon - commanditaires du retable - et Jean Hey - son auteur. Entre 1483 et 1493, la jeune Marguerite, fiancée à Charles VIII, est en effet élevée à la cour de France par Anne de Beaujeu. C'est alors que Jean Hey réalise son magnifique portrait (Metropolitan Museum, New York).

Lorsqu’elle construit le mausolée de Brou, la princesse, fille et tante d’empereur, est régente des Pays-Bas (1506-1530). Elle y fait travailler des artistes venus de ses territoires et proches de Jean Hey, célébré par Jean Lemaire de Belges, qui dirige la première phase du chantier de Brou. Par ailleurs, la genèse de la fondation est liée aux Bourbons, faisant suite à la promesse de Marguerite de Bourbon, mère de Philibert de Savoie, époux de Marguerite d’Autriche et sœur de Pierre II, époux d’Anne de Beaujeu.

Outre la figure de Jean Hey, l'exposition évoquera également le mécénat féminin de cette époque, valorisant le rôle d'Anne de Beaujeu dans l'éducation artistique d'une génération de princesses (Anne de Bretagne, Louise de Savoie, Marguerite d’Autriche…) contribuant à l'éclosion de la Renaissance française.

Le triptyque rejoindra ensuite le musée Anne de Beaujeu en 2027 avant d’être réintégré au sein de la cathédrale de Moulins en 2028, dans un nouvel espace désormais géré par le Centre des monuments nationaux (CMN).

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