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© Alexis Komanda

Les études systématiques des cercueils à fond jaune menées dans le cadre du “Vatican Coffin Project” ont permis de faire le lien entre une cuve conservée au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre et un couvercle attribué à la maîtresse de maison Djedmout, conservé au Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle. Ce dernier faisant l’objet d’une restauration dans le cadre d’un protocole de coopération avec l’École supérieure d’art et de design de Tours (TALM). Une étude de la polychromie a été réalisée au C2RMF afin d’établir des comparaisons avec les analyses de cercueils similaires par Lucile Brunel-Duverger lors du Projet LuxOr (thèse - Couleur et technique des sarcophages à fond jaune de la XXIe dynastie égyptienne : de l’origine des pigments à leur altération). Les résultats montrent une parfaite cohérence avec les techniques de mise œuvre préalablement identifiées, aussi bien sur la stratigraphie que la nature des matériaux, notamment la spécificité de l’utilisation d’un vert au cuivre artificiel, caractéristique de cette période. L’étude offre également une meilleure compréhension de l’évolution de la polychromie antique avec la mise en évidence de phénomènes d’altérations différenciés selon la zone analysée.

 Couvercle du cercueil de Djedmout (XXIe dynastie), La Rochelle, muséum d’histoire naturelle, MHNLR-H.3.594. Photographies en lumière naturelle, sous ultraviolet et en luminescence infrarouge
Couvercle du cercueil de Djedmout (XXIe dynastie), La Rochelle, muséum d’histoire naturelle, MHNLR-H.3.594. Photographies en lumière naturelle, sous ultraviolet et en luminescence infrarouge © C2RMF Alexis Komenda

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